Histoire de la chimie  Antiquité



1-Histoire de la chimie
2-L'antiquité
3-L'alchimie
4-XVII e siècle
5-Le phlogistique
6-Volta
7-Lavoisier
8-XIXe siècle
9-Dalton
10-Berzelius
11-Davy
12-Gay-Lussac
13-Woler
14-Mi-1800
15- Perkin
16-Mendeleiev
17-Gibbs
18- Fin du XIXe siècle
19- Ramsey
20 Curie
21-Rutherford
22-XXe siècle
23- Bohr
24-Lewis
25-Mécanique quantique
26- Schrodinger
27- Biologie

Âge de Bronze

Certains métaux peuvent être retirés de leurs minerais par simple chauffage ou fusion des roches : notamment l'étain, le plomb et le cuivre. La première indication de cette extraction date de la métallurgie des Ve et VIe millénaire av. J. C. et fut trouvée dans les sites archéologiques de Majdanpek, Yarmovac et Plocnik, tous les trois en Serbie. À ce jour,  on trouve les premiers exemples de fusion  du cuivre sur le site de Belovode. Parmi les objets trouvés, il y a une  hache de cuivre antérieure à  5500 av. J. C. appartenant à la culture de Vinca. Il y a d’autres traces des premières métallurgies, à partir du troisième millénaire avant notre ère, sur des sites comme Palmela (Portugal), Los Millares (Espagne), et Stonehenge (Royaume-Uni). Cependant, comme souvent dans l'étude des temps préhistoriques, les débuts ne peuvent pas être clairement définis.

En combinant le cuivre et l'étain, on obtient un métal de qualité supérieure : un alliage appelé bronze. Cet alliage est principalement résistant à l’usure et est relativement résistant à la corrosion. Son utilisation est une activité technologique majeure. L'âge du bronze, après celui de la pierre et avant celui du fer,  fut une des périodes du développement culturel humain.  Le travail des métaux les plus avancés (au moins dans l'utilisation systématique et généralisée) comprit les techniques de fusion de cuivre et de l'étain à partir d'affleurements de minerais de cuivre d'origine naturelle, puis la fusion de ces minerais en bronze coulé. Ces minerais naturels comprenaient  généralement de l'arsenic.

Après l'âge de bronze, l'histoire de la métallurgie a été marquée par la recherche de la  meilleure arme. Les pays de l’Eurasie ont prospéré quand ils ont pu fabriquer les alliages supérieurs qui font de meilleures armes et décident  souvent les résultats des batailles.

Âge de fer

L'extraction du fer de son minerai pour obtenir un métal qui peut être travaillé est beaucoup plus difficile que celle du cuivre ou de l'étain. Elle semble avoir été inventée par les Hittites environ 1200 avant J.C., au début de l'âge du fer. Le secret de l'extraction et du travail du fer a été un facteur clé dans le succès des Philistins.

En d'autres termes, l'âge du fer correspond à l'avènement de la sidérurgie. Les développements historiques de la sidérurgie peuvent être trouvés dans une grande variété de cultures et de civilisations. On retrouve le travail du fer dans les anciens royaumes médiévaux et les empires du Moyen-Orient et Proche-Orient, l'Iran antique,  l'ancienne Egypte, l'ancienne Nubie,  l'Anatolie (Turquie), l’ancienne  culture Nok (Nigérie actuelle), Carthage, les Grecs et les Romains de l'Europe ancienne, l'Europe médiévale, la Chine médiévale, l’Inde antique, le Japon antique et médiéval, entre autres. De nombreuses applications, des pratiques et des dispositifs associés ou utilisés en métallurgie ont été établis en Chine ancienne, comme l'innovation du haut-fourneau (installation utilisant un combustible fort réducteur comme le coke pour obtenir de la fonte), la  fonte, le martinet  hydraulique (lourd marteau qui tombe sur l’enclume et est soulevé hydrauliquement)  et  le soufflet à piston.

 

Antiquité classique et l'atomistique

L'univers est composé de quatre substances élémentaires : la terre, le feu, l'air et l'eau. Les premières théories atomiques remontent à la Grèce antique et à  l'Inde ancienne. L’atomisme grec débute avec le philosophe grec Démocrite, qui, aux environs de 389 av. J. C. déclara que la matière est composée d'atomes indivisibles et indestructibles. Leucippus a également déclaré que les atomes étaient la partie la plus indivisible de la matière. Cela coïncida avec une déclaration semblable du philosophe indien Kanada dans ses sutras Vaisheshika à la même époque. De la même façon, il a admis l'existence de gaz. Ce que Kanada a prétendu dans la sutra, Démocrite le déclare dans ses  rêveries philosophiques. Ils ont tous les deux  souffert d'un manque de données empiriques. Des tentatives  ont conduit les  anciens philosophes à développer les premières théories sur la nature et la chimie. L'histoire de ces théories philosophiques qui se rapportent à la chimie peut probablement faire remonter aux premières civilisations. Leur aspect commun  est la tentative d'identifier un petit nombre de quatre éléments primaires qui composeraient  toutes les substances de la nature. Des substances comme l'air, l'eau et le sol / terre, des formes d'énergie, comme le feu et la lumière et des concepts plus abstraits tels que l'éther et le ciel se retrouvent toutes dans les anciennes civilisations, même en absence de toute influence l’une sur l’autre; par exemple  les grecs, les indiens, les mayas et les anciennes philosophies chinoises considéraient tous  l’air, l’eau, la  terre et le feu comme éléments primaires.

    Sans preuve scientifique de leur existence, celle des atomes était facile à nier. Aristote s’opposa à l'existence d'atomes en 330 av. J. C. Plus tôt, en 380 av. J, C, un texte grec attribué à Polybe prétend que le corps humain est composé de quatre humeurs. Autour de 300 av. J. C, Epicure supposa un univers d'atomes indestructibles dans lequel l'homme lui-même est responsable de la réalisation d'une vie équilibrée.

    Dans le but d'expliquer la philosophie épicurienne à un public romain, le poète et philosophe romain Lucrèce a écrit De Rerum Natura (La nature des choses) en  50 av. J.C.. Dans ce travail, il présente les principes de l'atomisme; la nature de l'esprit et de l'âme; les explications de la sensation et de la pensée; le développement du monde et de ses phénomènes et explique une variété de phénomènes célestes et terrestres.

    Une grande partie du développement précoce des méthodes de purification est décrite par Pline l'Ancien dans son Naturalis Historia. Il a fait des tentatives d'expliquer ces méthodes, ainsi que faire des observations perspicaces de l'état de nombreux minéraux   


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