Histoire de la chimie :
Marie et Pierre Curie


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Marie Sklodowska-Curie (1867-1934) était une physicienne et chimiste française d'origine polonaise qui est célèbre pour ses recherches novatrices sur la radioactivité. Elle et sonmari ont  posé la première pierre de l'ère nucléaire par leur recherche sur la radioactivité. Marie était fascinée par l'œuvre d'Henri Becquerel (1852-1908), un physicien français qui  découvrit en 1896 que l'uranium émet des rayons analogues aux rayons X découverts par Wilhelm Röntgen (1845-1923). Marie Curie  commença à étudier l'uranium à la fin de 1897 et, selon un article de 1904, qu’elle écrivit pour le magazine Century, " l'émission de rayons par les composés de l'uranium est une propriété du métal lui-même, qu'il est une propriété atomique de l'élément uranium indépendant de son état chimique ou  physique ". Marie reprit le travail de Becquerel et mena  ses propres expériences sur les rayons d'uranium. Elle découvrit que les rayons restent constants, peu importe l'état ou la forme de l'uranium. Les rayons venaient donc de la structure atomique de l'élément. Cette idée révolutionnaire a créé le domaine de la physique atomique et les Curies inventèrent le mot radioactivité pour décrire le phénomène.

Pierre et Marie explorèrent la radioactivité séparant les substances dans les minerais d'uranium, puis  utilisèrent l'électromètre pour effectuer des mesures de rayonnement afin de rechercher  des quantités infimes d'élément radioactif inconnu parmi les fractions recueillies. Travaillant sur la  pechblende, le couple découvrit un nouvel élément radioactif en 1898. Ils l’appelèrent polonium, d’après le pays natal de Marie, la Pologne. Le 21 Décembre 1898, les Curies détectèrent la présence d'un autre élément radioactif dans la pechblende. Ils présentèrent cette découverte à l'Académie française des sciences le 26 décembre, proposant que le nouvel élément soit appelé radium. Les Curies travaillèrent ensuite à isoler le polonium et le radium à partir de composés d'origine naturelle pour prouver qu'ils étaient de nouveaux éléments.

En 1902, les Curies annoncèrent qu'ils avaient produit un décigramme de radium pur, ce qui démontrait son existence comme un élément chimique unique. Alors qu'il leur avait fallu trois ans pour isoler le radium, ils n’ont jamais été en mesure d'isoler le polonium. Avec la découverte de deux nouveaux éléments et  trouvant  des techniques pour isoler des isotopes radioactifs, Curie supervisa les premières études du monde dans le traitement de néoplasmes, en utilisant des isotopes radioactifs. Avec Henri Becquerel et son mari, Pierre Curie, elle reçut le prix Nobel de physique de 1903. Elle fut  seule à recevoir  le Prix Nobel de Chimie de 1911. Ce fut la première femme à remporter seule un prix Nobel et elle est la seule femme à avoir remporté le prix dans deux domaines différents.

 

Tout en travaillant avec Marie pour extraire des substances pures à partir de minerais, une entreprise qui avait vraiment besoin de ressources industrielles, mais qu'ils réalisèrent dans des conditions relativement primitives, Pierre lui-même se concentra sur l'étude physique (y compris les effets lumineux et chimiques) des radiations nouvelles. Grâce à l'action des champs magnétiques sur les rayons émis par le radium, il prouva la présence de particules électriquement positive, négative ou neutre;  Ernest Rutherford  les appela ensuite rayon alpha, bêta et  gamma. Pierre a ensuite étudié ces radiations par calorimétrie et a également observé les effets physiologiques du radium, ouvrant ainsi la voie à la thérapie du radium. Pierre Curie découvrit, entre autres, que les substances ferromagnétiques présentent une transition de température critique, au-dessus de laquelle elles perdent leur comportement ferromagnétique - ce qui est connu comme le "point de Curie

". Il a été élu à l'Académie des Sciences (1905), ayant en 1903 conjointement, avec Marie, reçu la prestigieuse médaille Davy de la Royal Society et conjointement avec elle et Becquerel le prix Nobel de physique. Il a été écrasé par une voiture rue Dauphine à Paris en 1906 et est mort instantanément. Ses œuvres complètes ont été publiées en 1908.

Suite : Rutherford